En Guinée, alors que le permis d’exploitation retiré à Axis Minerals n’a pas encore été officiellement réattribuée, des sources présentes sur le périmètre ont confirmé à WESTAF MINING, images à l’appui (voir ci-dessous) avoir découvert des bornes portant l’inscription SDM, laissant penser à SD Mining…
Cette situation est d’autant plus curieuse qu’un ordre officiel avait été émis par le même ministère des Mines demander aux deux sociétés SD Mining (détenue par des intérêts chinois) et AGB2A-GIC (contrôlée entièrement par des Guinéens) d’évacuer ledit périmètre où ils opéraient séparément en amodiation.
« La question est de savoir pourquoi un tel revirement et une attitude aussi hostile vis-à-vis de l’entreprise guinéenne qui offre des garanties beaucoup plus solides que l’autre partenaire étranger ? Quel rapport ce bornage a avec le Memorandum of understanding (MoU) signé par le ministre guinéen des Mines et finalement annulé après le tollé médiatique ? », s’interroge un expert minier.

« AGB2A-GIC a reçu, en même temps que SD Mining, un ordre d’évacuation du matériel minier installé dans la zone. Qu’est-ce qui explique alors le borne estampillé SDM ? C’est une situation confuse qu’il faut clarifier en laissant les deux sociétés travailler sur le terrain sans chercher à privilégier l’une au détriment de l’autre », estime notre expert.
Quoiqu’il en soit, la société minière AGB2A-GIC a officiellement demandé au ministère guinéen des Mines un moratoire sur l’évacuation de ses installations situées sur le périmètre en question, désormais réintégré dans le portefeuille de l’État.

L’injonction, signée le 6 novembre 2025 par le secrétaire général Aboubacar Kourouma, menace plus de 3000 emplois directs et met en péril un investissement privé estimé à plus de 300 millions USD, selon l’entreprise.
Dans sa lettre adressée au ministère le 10 novembre, AGB2A-GIC réitère sa proposition faite depuis la décision d’arrêt des activités en Mai 2025 : il s’agit d’une solution transactionnelle consistant au paiement immédiat de 125 millions USD sur un total de 250 millions USD (l’autre moitié étant payable au plus tard dans 6 mois) en contrepartie de la poursuite de ses activités et de la vente des six millions de tonnes de bauxite déjà extraites et encore stockées sur le site.
Elle s’engage également à verser 2 USD par tonne, conformément au tarif appliqué à Axis Minerals dans le contrat d’amodiation annulé.
Depuis le début de cette affaire, AGB2A-GIC dénonce une gestion inéquitable du dossier, soulignant que SD Mining, son ancien partenaire, a pu exporter son stock via le port de Kokaya, alors qu’elle en a été empêchée.
Westaf Mining























